les poupées russes

Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.

# Posté le dimanche 21 août 2005 13:38

indo 2005

indo 2005
nouvelle photo de press de 2005

# Posté le dimanche 14 août 2005 03:53

je n'embrasse pas-WAX-Indochine

je n'embrasse pas-WAX-Indochine
voici en exclu une nouvelle de Nicola ne figurant pas dans "les mauvaises nouvelles"...

En face du port, ce soir-là, il y aurait les forts. Les costauds seraient là, comme chaque semaine. Derrière le phare, où je me cachais pour les observer, comme chaque fois, je voyais le grand bateau noir avancer lentement vers la lumière. Parfois, je devinais quelques silhouettes sur le pont, ombres fragiles que ma mémoire avait effacées. Passé les remparts, le cargo irait mouiller comme à son habitude vers l'unique quai d'ici. Il serait le seul bateau du mois. Il resterait deux nuits, pas plus. Après, il faudrait attendre, encore et encore.
Une fois à quai, tout se passerait très vite. Délaissant les "bienvenue à terre!" ils commenceraient leur cirque et beaucoup d'entre nous iraient jouer avec eux. Comment nous voyaient-ils, quand ils débarquaient ici, avaient-ils peur de nous ou, comme tant de marins les aiment, étions-nous pour eux des dauphins? Le saurais-je un jour?
Et moi, je continuerais d'observer, attendant celui qui me donnera un signe. Peut-être qu'avec lui on se cachera. Peut-être que lui aussi, pour cette fois, ne dira rien aux autres du bateau. Peut-être que ce serait lui. Et celui-là, je lui donnerais tout. Même, je serais prêt à en avoir envie: lui seul peut me montrer l'ailleurs, et m'éloigner d'ici. Loin de ce néant où j'avais déjà tout appris en si peu d'années. Je savais qu'ici ma vie finirait plus tôt, chargée de regrets.
C'est toujours vers des horizons pernicieux que mon regard m'entraînait.
Jusqu'au bout j'aurai tenu, jusqu'au bout je leur avais dit non, Tout ce qu'ils voulaient, de la chair de passage, des poupées sans vie, de l'éphémère, mais moi, je n'embrasse pas, seulement celui qui m'emportera loin du port, vers le monde des rois.
De l'autre côté des vagues, je voulais tant découvrir. Je voulais tant jouir de leurs promesses comme à chaque fois. Et passer les tempêtes du cap, connaître ces lieux mystérieux qui m'attiraient encore plus que tous les autres, ceux de l'île. D'après ce qu'on racontait, là-bas, chez eux et ailleurs, il n'y avait pas de mots pour décrire les grandes cités, les ponts et les maisons plus hautes que leur bateau...
Pendant les semaines où ils étaient en mer, ici, tout le monde en rajoutait sur les récits fous et enivrants des marins: et des autobus rouges et des vêtements en or et des milliers de gens partout, qui se croisaient sans s'arrêter, et, la nuit, des lumières plus fortes que le soleil du jour; à manger, à boire, partout tous les jours comme à la plus belle noce du village. Et tout le monde de rêver et de désirer le paradis lointain. Mais, bizarrement, aucun d'entre nous ne sembait prêt à franchir le pas, à quitter le peu qui nous retenait dans l'île. Aucun d'entre nous, sauf moi et mes projets solitaires, confiés dans mon cahier d'écriture, car je savais que, tout seul, je pourrais y arriver plus facilement.
Plus tard, là-bas, je vendrai mes pages, mes histoires, je raconterai tous les voyages du monde que je traverserais. Et chaque mois, le bateau qui s'éloignait m'enlevait un peu de mes espérances, un peu plus de vie.
Mais cette fois-ci, le bateau noir est reparti et avec moi. Le marin de la nuit, celui du baiser, je l'avais trouvé, enfin. Il m'a caché au fond des cales. Il vient me retrouver souvent pendant le voyage. J'assouvis son désir. Mais je l'ai prévenu, je n'embrasse plus, pas avant d'arriver au royaume des fantômes. Je lui ai promis. Pour l'instant, je ne mange pas très bien, mais il m'a assuré que très bientôt, je n'en croirais pas mes yeux. J'ai hâte, mon dieu, j'ai hâte...
-C'est tout ce que vous avez trouvé sur lui? hurla le chef de la police des frontières à ses hommes réunis autour du corps du jeune garçon. Juste ce cahier poisseux? L'un des policiers baissa la tête, désolé. Sur le rivage, le jeune garçon était à moitié nu. On venait de le découvrir sur la plage de Sangre, le matin même. On lui donnait à peine seize ans. D'après le médecin, il était mort, noyé, depuis deux ou trois jours. Ici on n'allait pas plus loin quant à l'origine du décès. Le chef essayait tant bien que mal de déchiffrer les quelques pages d'écriture qui avaient séché au soleil. Mais, décidément, il ne comprendrait jamais rien à cette langue étrange, celle de l'autre côté de l'océan.
-Allez hop, à la morgue! Et si, dans une semaine, personne ne le réclame, enterrez-le avec son cahier". Il le jeta au pied du cadavre.
-Et le mois prochain, comme d'habitude, ouvrez l'oeil...hein! C'est le sixième de l'année. La prochaine fois, on est bon pour un rapport.

# Posté le mardi 07 juin 2005 08:59

c normal...

c normal...
News du 22 mars 2005:

Hier soir, dans les locaux de Sony/BMG, Indochine a reçu les récompenses suivantes : disque de diamant pour Paradize, triple disque de platine pour le DVD Paradize Show, double disque d'or pour 3.6.3, triple dvd de platine pour l'intégrale des clips. Dimitri et Lou étaient présents. Indochine et Sony/BMG ont également officialisé la signature d'un nouveau contrat discographique.

News du 9 février 2005:

Drugstar classé 8ème meilleur clip par les téléspectateurs de MCM lors de l'émission "les 50 meilleurs clips de tous les temps".


News du 14 janvier 2005 :

Référendum Rock Mag : 363 classé 2ème meilleur album rock français, Paradize Show classé 2ème meilleur DVD musical, Nicola Sirkis classé 2ème meilleur chanteur français, Boris Jardel classé 5ème meilleur guitariste, indo.fr classé 4ème meilleur site Internet musical.

# Posté le dimanche 27 mars 2005 17:39

Les Mauvaises Nouvelles - Nicola Sirkis

Les Mauvaises Nouvelles - Nicola Sirkis
Apres avoir fermer les volets de bois et eteint la lumiere, ils entrerent tous les deux dans la salle de bain a carreaux noirs et blancs.
Il ouvrit le robinet d'eau chaude de la vieille baignoire et laissa couler l'eau, tout doucement. Puis ils s'instalerent devant le miroir, silencieusement, selon le rituel.
Ils regardaient leur reflet, immobiles, l'un dans l'autre, l'autre dans l'un. Quand ils se devetirent pour se mettre nus, il lui dit que leur amour ne serait que du vent, qu'un moulin a vent, mais qu'il y aurait peut-etre une tempete, et qu'apres tout serait comme avant.
Alors elle remplit ses joues d'air et lui souffla dessus, sur son corps tout entier. Le visage d'abord, puis jusqu'en bas, jusqu'à ses pieds. En se relevant elle lui qu'elle voudrait que jamais le vent ne s'arrete de souffler. Et comme ca elle pourrait toujours se refugier dans ses bras et qu'il la tiendrait fort pour qu'elle ne s'envole pas...
Qu'elle aimait bien la tempete.
Et elle se colla a lui, et il l'entoura de ses bras, et ils se serrerent fort l'un contre l'autre pendant longtemps, jusqu'à ce que la sueur apparaisse sur leurs deux ventres, sur leurs deux poitrines.
Une fois le bain remplit, chaud, comme avant, ils entrerent tous les deux dans l'eau, dos a dos...Comme avant.
Alors le petit visage d'Alice, rougi par la chaleur de l'eau, s'illuminat. Et dans le meme mouvement, ils se retounerent : face a face, se touchant presque l'un l'autre, les jambes emmelees.
Plus jamais de dos, ce serait leur secret, dans l'eau ou ailleurs.
Alors, comme avant, l'un face a l'autre elle se mit a caresser, a jouer avec son sexe, le sexe, essayant de le detacher du corps.. Lui, posa sa tete contre son epaule et se mit a pleurer, puis a rire, puis a pleurer encore, mais il n'etait pas triste, il etait peut-etre juste un peu heureux et il prit dans la bouche quelques meches de cheveux mouilles de sa soeur, et les mordilla, les suca comme une paille pour en avaler l'eau.
Peu apres ils s'endormirent dans l'eau chaude du bain, dans la salle de bains a carreaux noirs et blancs de la chambre 9

# Posté le dimanche 27 mars 2005 17:23

Modifié le lundi 28 mars 2005 06:35